Système solaire

Une étoile, des planètes...

Le Système solaireSystème solaire : ensemble des corps célestes placés sous l'attraction gravitationnelle du Soleil, qui contient à lui seul 99,8 % de la masse du système.
Glossaire
s'est formé à partir de la fragmentation d'un vaste nuage de gaz moléculaire, provenant lui-même du reste d'étoiles ayant explosées dans un passé plus lointain. Il y a 4,6 milliards d'années, sous l'action des forces de gravitation et d'une vitesse de rotation de plus en plus élevée, cette nébuleuse protosolaire s'est concentrée sous la forme d'un disque relativement plat. La partie centrale focalise 99,8 % de la masse, la pression et la température y augmentent au point de pouvoir amorcer des réactions thermonucléaires et donner naissance à notre étoile SoleilSoleil
Le Soleil n'est que l'une des 100 milliards d'étoiles qui constituent notre Galaxie.
Étoile Soleil
.
En périphérie, le reste de la matière se structure. Proche du centre, les matériaux les plus lourds (carbone, azote, oxygène, magnésium, fer…) s'agglomèrent pour former des planétésimaux par accrétion, puis des protoplanètes pour atteindre le stade de planètesPlanète : nom initialement attribué aux points lumineux vagabondant parmi les étoiles, planêtos signifie « astres errants » en grec.
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. Vers l'extérieur du disque, les matériaux les plus légers sont rejetés, ils donneront naissance aux planètes gazeuses. Entre ces deux groupes subsiste une « ceinture » d'astéroïdesAstéroïde : petit corps orbitant autour du Soleil et dont la plus grande dimension ne dépasse pas quelques centaines de kilomètres.
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, dont la plupart sont considérés comme les vestiges de ces planétésimaux.
En raison de cette genèse, toutes les planètes orbitent dans le même sens sur un plan de révolution proche de celui de la TerreTerre
Minuscule fragment de matière flottant autour d'une étoile banale, la planète Terre est pourtant la plus massive des planètes telluriques.
Planète Terre
 : l'écliptiqueÉcliptique : projection du plan de l'orbite terrestre sur la voûte céleste. Pour cette raison, il correspond également au déplacement apparent du Soleil parmi les étoiles sur une année.
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. Ainsi, vues depuis la Terre, toutes les planètes semblent se déplacer suivant une même zone de la voûte céleste : le zodiaqueZodiaque : bande de 17°, centrée sur l'écliptique, dont les planètes ne s'écartent jamais. Les constellations traversées par cette zone ayant presque toutes des noms d'animaux, elle est appelée le zodiaque qui vient du mot grec zodiakos signifiant « ayant rapport aux animaux ».
Glossaire
.

Système solaire
Tailles relatives des planètes

Les planètes sont classées en deux groupes :

  1. les planètes telluriques : MercureMercure
    En raison de sa proximité avec notre étoile, elle reste difficile à observer car toujours baignée dans les lueurs de l'aube ou du crépuscule…
    Planète Mercure
    , VénusVénus
    Ses élongations maximales approchent les 48° et, en raison de son albédo élevé, elle peut être observée plus facilement que Mercure…
    Planète Vénus
    , Terre et MarsMars
    Mars possède une atmosphère très ténue qui permet une observation de son sol que seules de violentes tempêtes de poussière parviennent à voiler…
    Planète Mars
    . Ces quatre objets du Système solaire interne — situés entre le Soleil et la ceinture d'astéroïdes — sont de dimensions modestes et de faibles masses. En revanche, ils ont une forte densité : environ 5, un peu moins de 4 pour Mars. En se refroidissant, leur structure interne s'est stratifiée de manière identique : au centre, un noyau métallique composé essentiellement de fer qui prend des proportions variables (40 % pour Mercure, seulement 10 % pour Vénus), entouré d'un manteau et d'une croûte solide composée essentiellement de roches. Le noyau solide de la planète Terre est entouré d'une partie liquide, il est responsable du champ magnétique terrestre ;
  2. les planètes joviennes : JupiterJupiter
    La plus grosse planète du Système solaire est aussi celle qui tourne le plus rapidement sur elle-même : un peu moins de dix heures au niveau de l'équateur…
    Planète Jupiter
    , SaturneSaturne
    Jupiter, Uranus et Neptune possédent également un système d'anneaux, seul celui de Saturne peut être visible depuis la Terre…
    Planète Saturne
    , UranusUranus
    Théoriquement visible à l'œil nu, il faudra cependant attendre l'invention du télescope pour qu'elle puisse être découverte par William Herschel…
    Planète Uranus
    et NeptuneNeptune
    Bien que repérable aux jumelles, la huitième planète du Système solaire reste décevante au télescope, même à forte puissance…
    Planète Neptune
    . Ce sont les quatre planètes géantes du Système solaire externe — situées au-delà de la ceinture d'astéroïdes. Massives, de faible densité, elles sont essentiellement composées d'hydrogène (70 à 90 %) et d'hélium (5 à 19 %). La pression interne y est considérable, l'existence d'un noyau solide est hautement probable pour Jupiter et Saturne. Contrairement aux planètes telluriques, elles n'ont pas de surface solide ou liquide bien définie. Toutes les planètes joviennes sont pourvues d'un système d'anneaux, mais seul celui de Saturne est visible depuis la Terre. Elles possèdent également une kyrielle de satellites.

Les autres objets sont répertoriés comme planètes naines (CérèsCérès
Découverte fortuitement par Giuseppe Piazzi, la planète porte le nom de la déesse romaine des moissons et protectrice de la Sicile…
Planète naine Cérès
, PlutonPluton
Longtemps considérée comme la dernière planète du Système solaire, Pluton s'est vue reclassée comme planète naine en août 2006…
Planète naine Pluton
, ÉrisÉris
Sa découverte, rendue officielle le 5 janvier 2005, est à l'origine d'une nouvelle définition du terme de planète…
Planète Éris
…), astéroïdes, comètes…

  • Soleil

    Avec un diamètre qui vaut 110 fois celui de la Terre, le Soleil n'est qu'une étoile banale essentiellement composée d'hydrogène.
    La pression au cœur du Soleil transforme cet hydrogène en hélium par fusion thermo­nucléaire. Cette fusion dégage une énorme quantité d'énergie qui lui permet de « briller » depuis 5 milliards d'années. La partie visible du Soleil (photosphère) a une température moyenne de 5 000 °C.
    Cette lumière visible met 8 minutes pour parvenir jusqu'à la Terre, mais le Soleil rayonne également dans d'autres longueurs d'ondes : rayonnements X et UV, infra­rouges, ondes radios. Le soleil émet en permanence des jets de particules (vent solaire) sur des distances de plusieurs millions de kilomètres.

  • Mercure

    Deux fois et demi plus petite que la Terre, Mercure tourne lentement sur son axe en 60 jours terrestres, mais elle ne met que trois mois pour faire une révolution autour du soleil. Sa surface, criblée de cratères d'impacts, ressemble beaucoup à celle de la Lune.
    Étant la planète la plus proche de notre étoile, elle est celle qui reçoit le plus d'énergie solaire au m2.
    L'absence d'atmosphère y empêche toute régulation thermique, ainsi la température à sa surface varie de 430 °C, pour le côté jour directement dirigé vers le Soleil, à −180 °C au côté nuit.
    Depuis la Terre, Mercure reste difficile à observer en raison de sa proximité avec le Soleil.

  • Vénus

    Présentant des caractéristiques phy­siques (taille, masse…) identiques à celles de la Terre, Vénus est considérée comme la « sœur jumelle » de la Terre… qui aurait mal tournée.
    Une année vénusienne dure 225 jours terrestres, et une journée y correspond à 243 de nos jours. Tournant sur son axe dans le sens rétrograde, la journée y est donc plus longue que l'année !
    Son atmosphère est très dense, la pression atmosphérique est 90 fois supérieure à celle régnant sur Terre. Composée essentiel­lement de gaz carbonique, elle provoque des pluies acides très corrosives. L'effet de serre y est également « hors-norme », les tempé­ratures au sol oscillant entre 600 °C (côté jour) et 350 °C (côté nuit).
    Pour ces différentes raisons, l'espérance de vie d'une sonde à sa surface n'excède guère plus de deux heures (Venera 13 en 1982).

  • Terre

    La Terre est la plus massive des planètes telluriques et géologiquement très active. Sa surface (l'une des plus jeunes du Système solaire) est modifiée en permanence.
    Si la croûte terrestre est relativement rigide, les couches inférieures gardent une certaine fluidité en raison de la radioactivité naturelle. La différence de température entre surface et pro­fondeurs provoque des mouvements de convection à l'origine de la tectonique des plaques et du volcanisme. Ces mouvements sont de quelques cm par an, mais remodèlent les continents sur des millions d'années. Cette convection génère un puissant champ magnétique qui nous protége des particules émisent par le Soleil.
    L'atmosphère a une pression suffisante pour garder une eau liquide à la surface de notre planète… l'une des conditions nécessaire à l'apparition du vivant !

  • Mars

    La « planète rouge », couleur due à une forte présence de fer oxydé (rouille), a des caractéristiques proches de celles de la Terre : durée du jour, obliquité… Mais comme il lui faut presque deux années terrestres pour effectuer une révolution autour du Soleil, les saisons martiennes sont deux fois plus longues que les nôtres. Les températures oscillent entre −120 °C et 0 °C selon la latitude et les saisons.
    L'atmosphère martienne (d'une pression 100 fois plus faible que sur Terre) est agitée par des vents pouvant atteindre 400 km·h−1 et connaît des tempêtes de sable qui peuvent s'étendre sur la planète toute entière plusieurs mois durant.
    Malgré des conditions peu favorables à l'apparition de la vie, la planète Mars a un passé géologique qui semble similaire à celui de la Terre : volcanisme, érosion hydro­lique…

  • Astéroïdes

    Depuis 1801, année de la découverte du premier astéroïde (Cérès, classé depuis en planète naine), la liste s'est considé­rablement allongée : plus de 100 000 de ces objets sont aujourd'hui répertoriés. Leur masse totale n'excède pas la moitié de celle de notre Lune.
    Gravitant pour la plupart entre les orbites de Mars et Jupiter, ils sont les résidus d'un ensemble plus vaste orbitant autour du Soleil avant la formation des planètes. Les forces de marées engendrées par le Soleil et Jupiter ont stoppé leur accrétion. La proximité de la planète géante pouvant perturber leurs positions, certains asté­roïdes sont parfois amenés à croiser l'orbite de la Terre (géocroiseurs).
    Quelques uns ont été approchés par des sondes, c'est le cas de Gaspra, Éros et Ida. Ce dernier offrant une incroyable surprise : la présence d'un satellite d'un kilomètre de longueur !

  • Jupiter

    Avec un diamètre 11 fois supérieur à celui de la Terre, Jupiter est la plus grosse planète du Système solaire.
    Son atmosphère, composée d'hydrogène, d'hélium et d'ammoniac, est structurée en bandes horizontales en raison des vents violents qui y circulent. Sur l'une d'entre-elles, une « Grande Tache Rouge » est visible depuis sa première observation au télescope (1665). Il s'agit d'un ouragan actif donc depuis plus de trois siècles et d'une taille double de la Terre !
    Jupiter possède plus de 60 satellites connus à ce jour et de tailles variées. Les quatre plus imposants (Io, Europe, Ganymède et Callisto, visibles depuis la Terre) ont des dimensions comprises entre 3 100 et 5 300 km. Découverts par Galilée, en 1610, ils sont communément appelés satellites galiléens. Ganymède est le plus gros satellite du Système solaire, son diamètre excède celui de Mercure.

  • Saturne

    Saturne, plus lointaine planète visible à l'œil nu, a un diamètre valant plus de 9 fois celui de la Terre et il lui faut presque 30 années pour faire sa révolution autour du Soleil. Avec une densité de seulement 0,69 g·cm−3, elle pourrait flotter sur l'eau !
    Sa particularité la plus visible reste son système d'anneaux – discernable dans une petite lunette – constitué de débris rocheux recouverts de glace d'eau réfléchissant la lumière solaire.
    Étant inclinée sur son axe, la planète nous montre ses anneaux avec un angle différent suivant sa position sur son orbite.
    À chaque demi-révolution autour du Soleil, soit tous les quinze ans, les anneaux sont vus par la tranche. Particulièrement fins, ils disparaissent ainsi à l'observation.
    Son plus gros satellite (Titan) possède une atmosphère dense susceptible d'être à la base d'une chimie prébiotique.

  • Uranus

    D'un diamètre quatre fois supérieur à celui de la Terre, Uranus est la première planète découverte au télescope, par William herschel le 13 mars 1781.
    Son atmosphère est essentiellement composée d'hydrogène et d'hélium ; une forte concentration en méthane lui donne une teinte bleue pâle.
    Avec un axe de rotation incliné de 98° sur son plan orbital, Uranus « roule » sur son orbite et présente tour à tour chacun de ses pôles face au Soleil. Comme elle met 84 années pour décrire une révolution autour du Soleil, les jours et les nuits y alternent sur des périodes de 42 ans.
    Les températures à sa surface oscillent entre −213 °C pour le côté jour et −240 °C pour le côté nuit.
    Son satellite Miranda reste une curiosité géologique. Constitué de glace d'eau, il semble avoir été brisé en plusieurs fragments qui auraient fondus et se seraient ultérieurement réassemblés.

  • Neptune

    La première observation officielle de Neptune date du 23 septembre 1846 (par l'allemand galle). Son existence fut prédite par le calcul (par le français le verrier) en raison des perturbations de la trajectoire d'Uranus.
    Son atmosphère, de même composition que celle d'Uranus, est striée de nuages blancs constitués de cristaux d'azote et montre une activité inattendue à cette distance au Soleil avec des vents pouvant atteindre les 2 400 km·h−1.
    Une tache sombre (révélée par la sonde Voyager-2 en 1989) présente des similitudes avec la « Grande Tache Rouge » de Jupiter ; il s'agit également d'un ouragan de la taille de notre Terre.
    Triton, son plus gros satellite, est en rotation synchrone avec la planète sur une orbite rétrograde inclinée. Il s'agit vraisem­blablement à l'origine d'une planète naine, issue de la ceinture de Kuiper, ayant été capturée par Neptune.

Représentation schématique du Système solaire (dimensions et distances non à l'échelle)

Le Système solaire en quelques mots :

Soleil

Avec un diamètre qui vaut 110 fois celui de la Terre, le Soleil n'est qu'une étoile banale essentiellement composée d'hydrogène.
La pression au cœur du Soleil transforme cet hydrogène en hélium par fusion thermo­nucléaire. Cette fusion dégage une énorme quantité d'énergie qui lui permet de « briller » depuis 5 milliards d'années. La partie visible du Soleil (photosphère) a une température moyenne de 5 000 °C.
Cette lumière visible met 8 minutes pour parvenir jusqu'à la Terre, mais le Soleil rayonne également dans d'autres longueurs d'ondes : rayonnements X et UV, infra­rouges, ondes radios. Le soleil émet en permanence des jets de particules (vent solaire) sur des distances de plusieurs millions de kilomètres.

Mercure

Deux fois et demi plus petite que la Terre, Mercure tourne lentement sur son axe en 60 jours terrestres, mais elle ne met que trois mois pour faire une révolution autour du soleil. Sa surface, criblée de cratères d'impacts, ressemble beaucoup à celle de la Lune.
Étant la planète la plus proche de notre étoile, elle est celle qui reçoit le plus d'énergie solaire au m2.
L'absence d'atmosphère y empêche toute régulation thermique, ainsi la température à sa surface varie de 430 °C, pour le côté jour directement dirigé vers le Soleil, à −180 °C au côté nuit.
Depuis la Terre, Mercure reste difficile à observer en raison de sa proximité avec le Soleil.

Vénus

Présentant des caractéristiques phy­siques (taille, masse…) identiques à celles de la Terre, Vénus est considérée comme la « sœur jumelle » de la Terre… qui aurait mal tournée.
Une année vénusienne dure 225 jours terrestres, et une journée y correspond à 243 de nos jours. Tournant sur son axe dans le sens rétrograde, la journée y est donc plus longue que l'année !
Son atmosphère est très dense, la pression atmosphérique est 90 fois supérieure à celle régnant sur Terre. Composée essentiel­lement de gaz carbonique, elle provoque des pluies acides très corrosives. L'effet de serre y est également « hors-norme », les tempé­ratures au sol oscillant entre 600 °C (côté jour) et 350 °C (côté nuit).
Pour ces différentes raisons, l'espérance de vie d'une sonde à sa surface n'excède guère plus de deux heures (Venera 13 en 1982).

Terre

La Terre est la plus massive des planètes telluriques et géologiquement très active. Sa surface (l'une des plus jeunes du Système solaire) est modifiée en permanence.
Si la croûte terrestre est relativement rigide, les couches inférieures gardent une certaine fluidité en raison de la radioactivité naturelle. La différence de température entre surface et pro­fondeurs provoque des mouvements de convection à l'origine de la tectonique des plaques et du volcanisme. Ces mouvements sont de quelques cm par an, mais remodèlent les continents sur des millions d'années. Cette convection génère un puissant champ magnétique qui nous protége des particules émisent par le Soleil.
L'atmosphère a une pression suffisante pour garder une eau liquide à la surface de notre planète… l'une des conditions nécessaire à l'apparition du vivant !

Mars

La « planète rouge », couleur due à une forte présence de fer oxydé (rouille), a des caractéristiques proches de celles de la Terre : durée du jour, obliquité… Mais comme il lui faut presque deux années terrestres pour effectuer une révolution autour du Soleil, les saisons martiennes sont deux fois plus longues que les nôtres. Les températures oscillent entre −120 °C et 0 °C selon la latitude et les saisons.
L'atmosphère martienne (d'une pression 100 fois plus faible que sur Terre) est agitée par des vents pouvant atteindre 400 km·h−1 et connaît des tempêtes de sable qui peuvent s'étendre sur la planète toute entière plusieurs mois durant.
Malgré des conditions peu favorables à l'apparition de la vie, la planète Mars a un passé géologique qui semble similaire à celui de la Terre : volcanisme, érosion hydro­lique…

Astéroïdes

Depuis 1801, année de la découverte du premier astéroïde (Cérès, classé depuis en planète naine), la liste s'est considé­rablement allongée : plus de 100 000 de ces objets sont aujourd'hui répertoriés. Leur masse totale n'excède pas la moitié de celle de notre Lune.
Gravitant pour la plupart entre les orbites de Mars et Jupiter, ils sont les résidus d'un ensemble plus vaste orbitant autour du Soleil avant la formation des planètes. Les forces de marées engendrées par le Soleil et Jupiter ont stoppé leur accrétion. La proximité de la planète géante pouvant perturber leurs positions, certains asté­roïdes sont parfois amenés à croiser l'orbite de la Terre (géocroiseurs).
Quelques uns ont été approchés par des sondes, c'est le cas de Gaspra, Éros et Ida. Ce dernier offrant une incroyable surprise : la présence d'un satellite d'un kilomètre de longueur !

Jupiter

Avec un diamètre 11 fois supérieur à celui de la Terre, Jupiter est la plus grosse planète du Système solaire.
Son atmosphère, composée d'hydrogène, d'hélium et d'ammoniac, est structurée en bandes horizontales en raison des vents violents qui y circulent. Sur l'une d'entre-elles, une « Grande Tache Rouge » est visible depuis sa première observation au télescope (1665). Il s'agit d'un ouragan actif donc depuis plus de trois siècles et d'une taille double de la Terre !
Jupiter possède plus de 60 satellites connus à ce jour et de tailles variées. Les quatre plus imposants (Io, Europe, Ganymède et Callisto, visibles depuis la Terre) ont des dimensions comprises entre 3 100 et 5 300 km. Découverts par Galilée, en 1610, ils sont communément appelés satellites galiléens. Ganymède est le plus gros satellite du Système solaire, son diamètre excède celui de Mercure.

Saturne

Saturne, plus lointaine planète visible à l'œil nu, a un diamètre valant plus de 9 fois celui de la Terre et il lui faut presque 30 années pour faire sa révolution autour du Soleil. Avec une densité de seulement 0,69 g·cm−3, elle pourrait flotter sur l'eau !
Sa particularité la plus visible reste son système d'anneaux – discernable dans une petite lunette – constitué de débris rocheux recouverts de glace d'eau réfléchissant la lumière solaire.
Étant inclinée sur son axe, la planète nous montre ses anneaux avec un angle différent suivant sa position sur son orbite.
À chaque demi-révolution autour du Soleil, soit tous les quinze ans, les anneaux sont vus par la tranche. Particulièrement fins, ils disparaissent ainsi à l'observation.
Son plus gros satellite (Titan) possède une atmosphère dense susceptible d'être à la base d'une chimie prébiotique.

Uranus

D'un diamètre quatre fois supérieur à celui de la Terre, Uranus est la première planète découverte au télescope, par William Herschel le 13 mars 1781.
Son atmosphère est essentiellement composée d'hydrogène et d'hélium ; une forte concentration en méthane lui donne une teinte bleue pâle.
Avec un axe de rotation incliné de 98° sur son plan orbital, Uranus « roule » sur son orbite et présente tour à tour chacun de ses pôles face au Soleil. Comme elle met 84 années pour décrire une révolution autour du Soleil, les jours et les nuits y alternent sur des périodes de 42 ans.
Les températures à sa surface oscillent entre −213 °C pour le côté jour et −240 °C pour le côté nuit.
Son satellite Miranda reste une curiosité géologique. Constitué de glace d'eau, il semble avoir été brisé en plusieurs fragments qui auraient fondus et se seraient ultérieurement réassemblés.

Neptune

La première observation officielle de Neptune date du 23 septembre 1846 (par l'allemand Galle). Son existence fut prédite par le calcul (par le français Le Verrier) en raison des perturbations de la trajectoire d'Uranus.
Son atmosphère, de même composition que celle d'Uranus, est striée de nuages blancs constitués de cristaux d'azote et montre une activité inattendue à cette distance au Soleil avec des vents pouvant atteindre les 2 400 km·h−1.
Une tache sombre (révélée par la sonde Voyager-2 en 1989) présente des similitudes avec la « Grande Tache Rouge » de Jupiter ; il s'agit également d'un ouragan de la taille de notre Terre.
Triton, son plus gros satellite, est en rotation synchrone avec la planète sur une orbite rétrograde inclinée. Il s'agit vraisem­blablement à l'origine d'une planète naine, issue de la ceinture de Kuiper, ayant été capturée par Neptune.

La Ceinture de Kuiper

Au-delà de Neptune, d'innombrables résidus de la nébuleuse primitive forment la Ceinture de Kuiper (ou KBO, pour Kuiper Belt Object) qui s'étend sur plus de 50 fois la distance Terre-Soleil. Ces objets transneptuniens se distribuent également sous la forme d'un anneau, vaste réservoir de petits corps glacés dont la planète naine Pluton ne serait que la plus proche représentante. On estime que plusieurs millions d'objets y sont encore présents, la grande majorité ayant été expulsés vers l'extérieur du Système solaire par les perturbations gravitationnelles des planètes géantes. La Ceinture de Kuiper serait la source des comètes à courte période, inférieure à 200 ans, leurs trajectoires — souvent très elliptiques* — se trouvent proches du plan de l'écliptique.

* Par exemple, l'objet Sedna a une orbite allant de 76 unités astronomiquesUnité astronomique : unité de distance basée sur le demi-grand axe de l'orbite terrestre et définie par l'UAI en 1976.
Glossaire
(au périhéliePérihélie : distance minimale d'un astre au Soleil.
Glossaire
) à 1 010 unités astronomiques (à l'aphélieAphélie : point le plus éloigné de l'orbite d'un corps céleste autour du Soleil.
Glossaire
).

Le Nuage de Oort

Encore plus loin, le nuage de Oort, se développe en forme sphérique sur une distance pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers d'unités astronomiques. Il serait la principale source de comètes à longue période ; ex : la comète C/1992 J1 (Spacewatch) passe au plus près du Soleil à seulement 3 unités astronomiques pour s'en éloigner jusqu'à 154 202 unités astronomiques et il lui faut environ 21 millions d'années terrestres pour parcourir son orbite. Découverte peu avant son dernier passage au périhélie (le 5 septembre 1993), elle fut observable entre le 1er mai 1992 (date de la découverte) et février 1995.
La bordure extérieure du Nuage de Oort marquerait la limite de l'influence gravitationnelle du Soleil. L'étoile la plus proche, Proxima Centauri, se place à 4,22 années de lumièreAnnée de lumière : unité de distance correspondant à celle parcourue par la lumière (dans le vide) en un an.
Glossaire
, soit 270 000 unités astronomiques…

Les 8 planètes en quelques chiffres
 
  Rotation Révolution Rayon Inclinaison Obliquité ½ grand axe Masse
Mercure 58,65 j 87,969 j 2 439 7,004° 0,387 0,055
Vénus 243,01 j (r) 224,701 j 6 051 3,394° 177,3° 0,723 0,815
Terre 23,934 h 365,256 j 6 378,14 0,000° 23,45° 1,000 1,000
Mars 24,630 h 686,980 j 3 393,4 1,850° 23,98° 1,524 0,107
Jupiter 9,841 h 4 332,6 j 71 492 1,308° 3,12° 5,203 317,833
Saturne 10,233 h 10 759,2 j 60 268 2,488° 26,73° 9,516 95,159
Uranus 17,9 h (r) 30 688,4 j 25 559 0,774° 97,86° 19,165 14,500
Neptune 19,2 h 60 181,3 j 24 764 1,774° 29,56° 30,003 17,204
  • Les rotations et révolutions sont les périodes sidérales données en heures ou jours terrestres.
  • (r) = rétrograde.
  • Les rayons sont donnés en km au niveau de l'équateurÉquateur : intersection de la surface d'un astre et du plan situé à égale distance de ses pôles, il marque la latitude zéro.
    Glossaire
    .
  • L'inclinaison du plan orbital est donnée par rapport à l'écliptique.
  • L'obliquité est l'inclinaison de l'équateur sur le plan orbital.
  • Le ½ grand axe de l'orbite est donné en unités astronomiques.
  • Les masses sont données en masse terrestre.

Crédits photographiques : NASA