Glossaire - M

M
Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard. Les étoiles de type M, en général des géantes ou supergéantes, sont de couleur rouge avec une température de surface d'environ 3 000 kelvins. Leur spectre laisse apparaître essentiellement les bandes de l'oxyde de titane (exemple : Bételgeuse dans Orion).
Machine électrique
Construite en même temps que son Atelier du typographe par Johann Bode (1747-1826), cette autre ancienne constellation était placée entre le Fourneau et le Sculpteur.
Machine pneumatique
Constellation de l'hémisphère Sud située entre le Centaure et les Voiles. Son sigle est Ant (Antlia).
Magnitude (stellaire)
Échelle logarithmique permettant de répertorier les étoiles en fonction de leur luminosité.
Voir : Magnitudes.
Mars
Quatrième planète par ordre de distance au Soleil.
Mascon
Excès de masse sous la surface lunaire, essentiellement sous cinq des plus grands bassins d'impact (Mare Imbrium, Mare Serenitatis, Mare Crisium, Mare Humorum et Mare Nectaris), se traduisant par des anomalies de gravité ; le terme est une contraction de l'anglais : mass concentration.
Méchain Pierre André François (Laon, 1744-Castellon de la Plana, 1804)
Pierre MÉCHAIN
En raison de difficultés financières, son père ne peut lui assurer une formation d'architecte, profession qu'il voudrait le voir prendre comme lui. Ayant eu connaissance de son intérêt pour l'astronomie, Joseph Lefrançois de Lalande (1732-1807) le prend comme élève et lui confie très vite la correction de la réédition de son ouvrage Astronomie. En 1772, il le nommera astronome-hydrographe au dépôt des cartes de la marine. Il se livre à l'observation des comètes, il en découvrira 12 entre 1780 et 1802, dont il calcule les orbites ainsi que celles de 13 autres observées par des confrères. Il collabore étroitement avec Charles Messier (1730-1817), portant à sa connaissance chacune de ses nouvelles découvertes d'objets diffus. De cette manière, il enrichit le catalogue Messier de nombreux objets.
En 1781, il démontre la nature planétaire d'un autre objet découvert par William Herschel (1738-1822) : Uranus.
Mais le nom de Méchain reste surtout associé à celui de Jean Baptiste Joseph Delambre (1749-1822) pour la mesure d'un arc de méridien (dite méridienne de France), entre Dunkerque et Barcelone (1792-1799), devant servir à définir une nouvelle unité de longueur : le mètre. Directeur de l'observatoire de Paris de 1800 jusqu'à son décès, il succombe de la fièvre jaune lors d'une ultime expédition géodésique en Espagne.
Son fils, Jérôme Isaac Méchain (1778-1851), travaillera avec lui sur les mesures de la méridienne et participera à la campagne d'Égypte.
Mercure
Planète la plus proche du Soleil.
Méridien
Cercle imaginaire contenant l'ensemble des points du globe terrestre ayant la même longitude (il rejoint les pôles en passant par le zénith). Le méridien sud d'un lieu est (pour un observateur de l'hémisphère Nord) le cercle horaire où le Soleil culmine (midi vrai). Lors de son passage au méridien, une étoile culmine au point le plus haut de sa trajectoire apparente ; il s'agit du moment le plus propice à son observation.
Catalogue Messier
Liste de 110 objets, dressée par l'astronome Charles Messier (1730-1817), comprenant amas d'étoiles, nébuleuses et galaxies.
Messier (constellation)
Hommage rendu au célèbre astronome français Charles Messier (1730-1817), grand découvreur de comètes, par un autre astronome français : Joseph Lefrançois de Lalande (1732-1807). Cette figure éphémère fut placée près du pôle céleste Nord, entre Céphée, Cassiopée et le Renne, une autre constellation disparue.
Le messier est un vieux nom donné au gardien des moissons. Le hasard veut que les Phéniciens avaient baptisé cette zone le « Champ de blé ».
Messier Charles (Badonviller, 1730-Paris, 1817)
Charles MESSIER
Dixième enfant d'une lignée de douze, il se voit contraint de « s'exiler » à Paris en 1751. Doté d'une belle écriture et doué pour le dessin, il y a trouvé un emploi de cartographe chez l'astronome-géographe Joseph Nicolas Delisle (1688-1768). Très vite initié aux rudiments de l'astronomie, il s'intéresse avant tout au retour annoncé d'une comète en 1758 par Edmund Halley (1656-1742). Mettant en application les lois de la gravitation d'Isaac Newton (1643-1727), Halley avait postulé que les comètes observées en 1531, 1607 et 1682 devaient figurer un seul et même objet d'une période d'environ 75 ans. Le 21 janvier 1759, Messier finira par la repérer, mais il fut devancé de quelques semaines par un fermier allemand : Johann Georg Palitzsch (1723-1788).
Cette minutieuse recherche ne s'est pas faite sans quelques déboires. Le 14 août 1758, il repère dans la constellation du Taureau un nouvel objet flou à l'apparence d'une comète. Ce type de découverte gênant sa quête de l'astre vagabond, il décide d'en noter la position exacte parmi les étoiles… afin de mieux l'ignorer lors d'une future rencontre. Listant initialement 45 nébuleuses et amas d'étoiles, diverses moutures porteront l'inventaire à 103 entrées. La forme actuelle comprend sept objets supplémentaires rajoutés successivement après qu'il fut retrouvé des écrits relatifs à leurs observations par Charles Messier. Ces objets, désignés sous la forme M 1 à M 110 (M pour Messier, suivi du numéro d'ordre), forment le catalogue Messier, le plus prisé de l'astronome débutant.
Il observera 44 comètes et la paternité de 14 d'entre elles lui est officiellement accordée (plus 6 codécouvertes), performance qui lui vaudra le surnom de « furet des comètes » par Louis XV en personne.
Les cartographes lunaires ont rendu hommage à celui qui a essentiellement voué sa vie d'astronome à la recherche de comètes en attribuant son nom à une structure sélène (01,9 °S-47,6 °E) au nord de la Mer de la Fécondité. Un premier cratère forme un ovale de 9 km × 11 km, le second est un cratère double de 13 km × 11 km, lieu d'émergence d'une double traînée claire dont la configuration rappelle celle d'une… comète !
Il existe également une Rima Messier de 100 km de longueur, son observation est bien plus difficile.
Les cratères Messier
Les cratères lunaires Messier
Météoroïde
Sur la trajectoire de son orbite autour du Soleil, la Terre rencontre périodiquement de petites particules qui voyagent dans le milieu interplanétaire. Pour la grande majorité, leur taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un gravillon, aussi leur présence ne se manifeste que lorsqu'ils se consument en entrant dans la haute atmosphère terrestre (entre 80 et 120 km d'altitude). La ionisation des molécules de la haute atmosphère donne lieu à un phénomène lumineux appelé météore ou, plus communément, « étoile filante ».
Certains éléments plus massifs parviennent jusqu'au sol, on parle alors de météorite. La masse de ces retombées est difficile à évaluer, elle représente cependant plusieurs milliers de tonnes par an, ce qui reste négligeable en regard de la masse de notre planète (6 × 1021 tonnes). Toute l'année, sous un ciel nocturne parfaitement dégagé, il est possible d'observer entre 5 et 10 météores par heure. Certains sont regroupés en essaim et, par un effet de perspective, semblent provenir d'une même zone, le radiant. Ces corpuscules sont liés à des noyaux cométaires — ou astéroïdes, comme Phaëton — qui perdent des poussières lors de leur passage au voisinage du Soleil.
Principaux essaims d'étoiles filantes
Essaim Période Maximum Radiant Vitesse r ZHR Objet associé
Quadrantides 28/12 au 12/01 03/01 15 h 20 min / +49° 41 2.1 120
Alpha Centaurides 28/01 au 21/02 08/02 14 h 04 min / -59° 56 2.0 6
Lyrides 16/04 au 25/04 22/04 18 h 04 min / +34° 49 2.1 18 Thatcher
Pi Puppides 15/04 au 28/04 23/04 07 h 20 min / -45° 18 2.0 Var
Êta Aquarides 19/04 au 28/05 05/05 22 h 32 min / -01° 66 2.4 65 Halley
Êta Lyrides 03/05 au 14/05 08/05 19 h 08 min / +44° 43 3.0 3
Bootides de/06 22/06 au 02/07 27/06 14 h 56 min / +48° 18 2.2 Var
Piscis Austrinides 15/07 au 10/08 28/07 22 h 44 min / -30° 35 3.2 5
Delta Aquarides sud 12/07 au 23/08 30/07 22 h 36 min / -16° 41 3.2 16
Alpha Capricornides 03/07 au 15/08 30/07 20 h 28 min / -10° 23 2.5 5
Perséides 17/07 au 24/08 13/08 03 h 12 min / +58° 59 2.2 100 Swift-Tuttle
Kappa Cygnides 03/08 au 25/08 18/08 19 h 04 min / +59° 25 3.0 3
Alpha Aurigides 28/08 au 05/09 01/09 05 h 36 min / +39° 66 2.5 6
Perséides de/09 05/09 au 21/09 09/09 04 h 00 min / +40° 64 3.0 5
Draconides 06/10 au 10/10 08/10 17 h 28 min / +54° 20 2.6 Var Giacobini-Zinner
Taurides sud 10/09 au 20/11 10/10 03 h 28 min / +09° 27 2.3 5
Delta Aurigides 10/10 au 18/10 11/10 05 h 28 min / +44° 64 3.0 2
Epsilon Géminides 14/10 au 27/10 18/10 06 h 48 min / +27° 70 3.0 3
Orionides 02/10 au 07/11 21/10 06 h 20 min / +16° 66 2.5 25 Halley
Léo Minorides 19/10 au 27/10 24/10 10 h 44 min / +37° 62 3.0 2
Taurides nord 20/10 au 10/12 12/11 03 h 52 min / +22° 29 2.3 5
Léonides 06/11 au 30/11 17/11 10 h 08 min / +22° 71 2.5 15 Temple-Tuttle
Alpha Monocérotides 15/11 au 25/11 21/11 07 h 48 min / +01° 65 2.4 Var
Phœnicides 28/11 au 09/12 06/12 01 h 12 min / -53° 18 2.8 Var
Puppid-Vélides 01/12 au 15/12 07/12 08 h 12 min / -45° 40 2.9 10
Monocérotides 27/11 au 17/12 09/12 06 h 40 min / +08° 42 3.0 2
Sigma Hydrides 03/12 au 15/12 12/12 08 h 28 min / +02° 58 3.0 3
Géminides 04/12 au 17/12 14/12 07 h 28 min / +33° 35 2.6 120 Phaëton
Ursides 17/12 au 26/12 22/12 14 h 28 min / +76° 33 3.0 10 Tuttle
  • Radiant = ascension droite et déclinaison lors du maximum ;
  • Vitesse = vitesse en kilomètres par seconde de la pénétration atmosphérique, elles s'échelonnent entre 10 et 70 km·s−1 ;
  • r = distribution moyenne de la magnitude d'un essaim (une valeur comprise entre 2 et 2,5 indique que l'essaim est riche en météores ayant une brillance supérieure à la moyenne, une valeur supérieure à 3 indique une brillance en-dessous de la moyenne) ;
  • ZHR = estimation du nombre maximum de météores visibles si le radiant était au zénith (Zenithal Hourly Rate).
Source : International Meteor Organization
Mètre
Le terme « mètre » est issu des mots latin metrum et grec metron signifiant « mesure », il est l'unité de base du Système International d'unités (S.I.) pour la mesure des longueurs ; son symbole est : m. Le mètre est originellement défini comme la dix millionième partie du quart d'un méridien terrestre (longueur d'un arc joignant l'équateur au pôle Nord). L'utilisation de lasers permettant aujourd'hui une mesure très précise de la vitesse de la lumière, sa nouvelle définition officielle (légale depuis le 1er janvier 1961) est la longueur égale à 1 650 763,73 longueurs d'onde dans le vide de la radiation de transition entre les niveaux 2p10 et 5d5 de l'atome de krypton 86.
Microscope
Ce regroupement apparent d'étoiles, situé au sud du Capricorne, formait autrefois la queue du Poisson austral avant que Nicolas-Louis de Lacaille (1713-1762) décide d'en faire une constellation à part entière en 1752. Son sigle est Mic (Microscopium).
Mira
Étoile ο (omicron) de la constellation de la Baleine, elle est le prototype des variables pulsantes à longue période, de 80 à 1 000 jours. La relation « période-luminosité » des étoiles de ce type est inverse de celle des céphéides, la magnitude décroît lorsque la période augmente.
Mont Ménale
L'origine de cette ancienne constellation, qu'il plaça sous les pieds du Bouvier, est due à Johannes Hewel (ou Johan Hœvelke, dit Hévélius, 1611-1687). L'origine du nom Mons Mænalus reste inconnue.
Mouche
Petite constellation australe située entre la Croix du Sud et le pôle céleste sud. Son sigle est Mus (Musca).