Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard.
Les étoiles de type B sont de couleur légèrement bleutée avec une température de surface comprise entre 12 000 et 30 000 kelvins. Les raies de l'hélium neutre (He I) atteignent un maximum d'intensité, raies de l'hydrogène (raies de Balmer) (exemple : Rigel dans Orion).
Une des 13 constellations du zodiaque, ses deux étoiles les plus brillantes dessinaient autrefois les « pinces » du Scorpion tout proche. Il y a 2 000 ans, le point de l'équinoxe d'automne marquait cette région. Son sigle est Lib (Libra).
Constellation s'étendant au sud du Bélier et des Poissons. Elle ne contient pas d'étoiles très lumineuses, son principal attrait étant l'étoile variable ο Ceti : Mira. Son sigle est Cet (Cetus).
Ballon aérostatique
Ancienne constellation située sous le Capricorne, elle est due à l'astronome français Joseph Lefrançois de Lalande (1732-1807) qui l'imagina en 1798. L'astronome allemand Johann Bode (1747-1826) la repris dans son Die Gestirne, paru en 1805, en l'appelant Luft Ballon. Quant à l'abbé italien Angelo Secchi (1818-1878), il la représentera sur ses cartes sous le nom de Aerostato.
Balmer Johann Jakob (Lausen, 1825-Bâle, 1898)
Le mathématicien et physicien suisse Johann Jakob Balmer, spécialiste de la spectroscopie des gaz, a donné empiriquement, avec Johannes Robert Rydberg (1854-1919), une formule permettant de retrouver les raies du spectre d'émission de l'atome d'hydrogène (série de Balmer, 1885). Une plaine murée de 112 km de diamètre lui est dédiée sur la surface sélène (20,0 °S-70,5 °E).
En 1906, le physicien américain Théodore Lyman (1874-1954) étudie une autre série dans l'ultraviolet. Elle correspond aux transitions des états excités vers le niveau fondamental (série de Lyman). En 1908, c'est au tour du physicien allemand Louis Carl Friedrich Paschen (1865-1947) de découvrir une autre série dans l'infrarouge (série de Paschen)… Ces travaux ont été d'une importance capitale pour la compréhension de la structure des atomes.
bar
Unité de mesure de pression des fluides et gaz, elle correspond pratiquement à la pression moyenne de l'atmosphère terrestre au niveau de la mer (1,013 bar). Un bar vaut 105 pascals. Son nom vient du grec baros qui signifie pesanteur.
Barycentre
Centre de gravité d'un corps complexe.
Bayer Johann (Rain, 1572-Augsbourg, 1625)
En 1603, il publie le premier atlas céleste imprimé : Uranometria. Il y introduit l'usage de nommer les étoiles les plus marquantes de chaque constellation par des lettres grecques en suivant l'ordre décroissant de leur éclat visuel (voir : magnitude apparente). L'atlas reprend également douze nouvelles constellations de l'hémisphère sud créées par les navigateurs néerlandais Pieter Dirkszoon Keyser (1540-1596) et Frederick de Houtman (1571-1627) et qui viennent s'ajouter aux 48 déjà inventoriées par Ptolémée (entre 87 et 100-vers 170). Un cratère lunaire de 47 km de diamètre (51,6 °S-35,0 °O) lui est attribué.
Une des 13 constellations du zodiaque, entre le Taureau et les Poissons. C'est dans cette constellation que se trouvait, il y a 2 000 ans, le point gamma : le point d'intersection entre l'écliptique et l'équateur céleste marquant l'équinoxe de printemps. Elle doit son nom à la similitude entre le symbole grec γ (gamma) et les cornes d'un bélier, et non avec une quelconque « ressemblance » avec cet animal. Son sigle est Ari (Aries).
Bell Burnell Suzan Jocelyn (Belfast, 1943)
En 1967, alors qu'elle n'était encore qu'étudiante en astronomie à Cambridge, Suzan Jocelyn Bell découvrit de façon tout à fait fortuite une étonnante précision dans le signal émit par une source fixe par rapport aux étoiles : (PSR B1919+21) dans la constellation du Petit Renard. Elle venait de découvrir le premier « pulsar » (contraction de pulsating star), une étoile à neutron en rotation extrêmement rapide émettant un faisceau en émission X et radio qui balaie la Terre à chaque tour. Mais le rôle de Jocelyn Bell ne sera nullement cité dans cette découverte et c'est son directeur d'étude, l'anglais Antony Hewish (1924-2021), qui partagera le Prix Nobel 1974 pour cette découverte historique avec sir Martin Ryle (1918-1984).
Binaire (étoile)
Système stellaire composé de deux étoiles liées par la gravitation et orbitant autour de leur barycentre.
Binaire spectroscopique
Étoile binaire impossible à séparer par le biais d'un instrument optique. Seule l'analyse spectrale permet de révéler la présence d'un compagnon.
Bode Johann Elert (Hambourg, 1747-Berlin, 1826)
Ayant acquis une notoriété précoce, à 19 ans il publie une Introduction à l'astronomie qui connue une grande diffusion et sera éditée une dizaine de fois, il est surtout célèbre pour avoir vulgarisé, en 1772, la formulation empirique de la distance des planètes au Soleil du mathématicien Johann Daniel Tietz (dit Titius, 1729-1796), et connue sous le nom de loi de Titius-Bode.
Découvreur de plusieurs « nébuleuses » et amas stellaires, il devient le directeur de l'Observatoire de Berlin en 1776. Il est également l'auteur de l'Uranographia, un atlas publié en 1800, et qui contient bon nombre de constellations aujourd'hui disparues, dont la Machine électrique et les Honneurs de Frédéric, éphémères figures célestes qu'il imagina entre 1787 et 1800. Un cratère lunaire de 18,6 km de diamètre (06,7 °N-02,4 °O) porte son nom, et l'astéroïde n° 998.
Constellation partiellement circumpolaire. Parfois désignée comme le Gardien du pôle, le Grand Hurleur, le Laboureur ou le Gardien du troupeau, son attrait principal réside en ses étoilesArcturus et Pulcherrima. Son sigle est Boo (Bootes). Le nord de cette région abritait autrefois une constellation aujourd'hui disparue : le Quadrant mural.
Bradley James (Sherborne, 1693-Chalford, 1762)
C'est son oncle, le révérend et amateur éclairé James Pound (1669-1724), qui lui fait partager son goût pour l'astronomie. Ce dernier le présente à Edmund Halley (1656-1742) qui recommande son élection à la Royal Society en 1718. Après la publication, en 1543, de l'ouvrage de Nicolas Copernic (1473-1543) De revolutionibus orbium coelestium (Des révolutions des orbes célestes), il devenait impératif de mesurer la parallaxe d'une étoile afin de confirmer le mouvement orbital de la Terre autour du Soleil, et non l'inverse comme plus généralement admis à l'époque.
En 1725, Bradley s'attache à mesurer la parallaxe d'étoiles, notamment celle de l'étoile γ (gamma) du Dragon. Il découvre que sa position apparente ne se déplace pas de la manière prévue, les positions successives forment une petite ellipse : l'aberration de position. En expliquant cette aberration de la lumière, il fournit la première confirmation expérimentale de la révolution de la Terre autour du Soleil. Ses mesures lui permettent également de mettre en évidence une autre oscillation de l'axe de rotation terrestre, qu'il nomma « nutation », due à l'attraction conjuguée du Soleil et la Lune dont il put observer le phénomène sur un cycle complet (18,6 années).
Brah Tyge Ottesen, dit Tycho Brahe (Knudstrup, 1546-Prague, 1601)
Plus connu sous son nom latinisé en Tycho (ou Tychonis) Brahe, Tyge Ottesen Brahe fut le dernier et le plus grand des astronomes observant uniquement à l'œil nu. Fils d'une noble famille danoise, il envisage très tôt de poursuivre des études scientifiques à l'université de Rostock contre l'avis de son père qui le prédestinait au droit et à la diplomatie. À cette époque, lors d'un duel, il est sévèrement mutilé au visage et devra porter une prothèse nasale en or et argent. En ouvrant sa tombe, en 1901, pour le tricentenaire de sa mort, on devait découvrir une tache verte sur l'orifice nasal, signe que les précieux métaux du pseudo-appendice avaient dû être amalgamés avec du cuivre ! Sa vocation scientifique semble naître lors d'une conjonctionJupiter-Saturne que les meilleures Tables à sa disposition prévoyaient avec une erreur d'au moins plusieurs jours, incertitude sonnant comme un défi à relever.
Le 6 novembre 1572, un astre bravant l'éclat de Vénus apparaît dans la constellation de Cassiopée. Observée avec attention à partir du 11 par Tycho Brahe, l'« étoile nouvelle » ne montre aucun déplacement relatif sur la voûte céleste. L'année suivante, il publie ses observations dans un petit ouvrage De nova stella, contredisant le dogme aristotélicien de l'incorruptibilité des cieux.
À partir de 1575, il fait construire un observatoire sur l'ile de Hveen que le roi du Danemark Frédéric II vient de lui concéder : Uraniborg, le « Château du ciel ». Avec l'aide de quelques assistants et bénéficiant d'instruments qu'il ne cesse d'améliorer lui-même, il parvient à mesurer la position des astres avec une précision encore jamais atteinte. Entre novembre 1577 et janvier 1578, l'observation de la trajectoire d'une comète qu'il situa bien au-delà de la Lune, lui permis de formuler qu'elle ne pouvait être une émanation de l'atmosphère terrestre, comme généralement admis à l'époque. De plus, la comète orbitant librement entre les planètes, ces dernières ne pouvaient également être portées par un système de « sphères cristallines ».
Génial observateur, Tycho Brahe ne se permettra guère d'avancer la moindre théorie novatrice. Engoncé dans l'idée d'une Terre au centre du monde, réfutant les systèmes de Ptolémée (entre 87 et 100-vers 170) et Nicolas Copernic (1473-1543), il ne proposera qu'un modèle hybride en faisant tourner la Lune et le Soleil autour de notre planète, toutes les autres orbitant autour du Soleil.
À la mort du roi Frédéric II en 1597, il est contraint de partir pour Prague où il trouve un nouveau soutient auprès de Rodolphe II. Il aura parmi ses nouveaux assistants Johannes Kepler (1571-1630) qui lui succèdera comme Mathématicien impérial en 1601, les mesures effectuées par Tycho Brahe lui permettront de définir ses lois des « orbes célestes ». L'illustration ci-dessous montre Tycho Brahe, entouré d'assistants, effectuant des mesures à l'aide d'un quadrant mural.
Représentation allégorique de l'intérieur d'Uraniborg
Un cratère lunaire de 85 km de diamètre (43,3 °S-11,2 °O), non loin du site d'alunissage de la sonde Surveyor 7, porte le nom de Tycho, un autre également sur Mars ainsi que l'astéroïde n° 1677.