C'est le début d'une occultation, soit la disparition du Soleil ou d'une étoile sur le bord lunaire, ou d'un satellite derrière une planète.
Impact
Toutes les planètes telluriques ont subi un bombardement météoritique depuis leur formation. Après l'accrétion finale des corps célestes, ce sont essentiellement les astéroïdes qui sont responsables de la majorité des impacts. Sur la Terre, seules les traces majeures ont été conservées, les cratères plus petits ayant été érodés. Le flux actuel des impacteurs est 100 fois inférieur au taux primordial situé entre 4,6 et 3,9 milliards d'années. Plus de 170 cratères d'impact ont été identifiés sur Terre.
Le Meteor Crater en Arizona (USA) d'un diamètre de 1 200 m pour une profondeur de 180 m - (CC BY 2.0)
Cratères d'impact terrestres Ø > 45 km
Nom
Lieu
Longitude
Latitude
Ø en km
Âge*
Vredefort
Afrique du Sud
−27° 00'
27° 30' E
300
2 023 ± 4
Sudbury
Ontario (Canada)
+46° 36'
81° 11' O
250
1 850 ± 3
Chicxulub
Yucatan (Mexique)
+21° 20'
89° 30' O
170
64,98 ± 0,05
Manicouagan
Québec (Canada)
+51° 23'
68° 42' O
100
214 ± 1
Popigai
Russie
+71° 39'
111° 11' E
100
35,7 ± 0,2
Acraman
Australie
−32° 01'
135° 27' E
90
env. 590
Chesapeake
Virginie (USA)
+37° 17'
76° 01' O
90
35,5 ± 0,3
Puchezh-Katunki
Russie
+56° 58'
43° 43' E
80
167 ± 3
Morokweng
Afrique du Sud
−26° 28'
23° 32' E
70
145,0 ± 0,8
Kara
Russie
+69° 06'
64° 09' E
65
70,3 ± 2,2
Beaverhead
Montana (USA)
+44° 36'
113° 00' O
60
env. 600
Tookoonooka
Australie
−27° 07'
142° 50' E
55
128 ± 5
Charlevoix
Québec (Canada)
+47° 32'
70° 18' O
54
342 ± 15
Kara-Kul
Tajikistan
+39° 01'
73° 27' E
52
> 5
Siljan
Suède
+61° 02'
14° 52' E
52
361,0 ± 1,1
Montagnais
Nouvelle-Écosse (Canada)
+42° 53'
64° 13' O
45
50,50 ± 0,76
* L'âge est donné en million d'années.
Inclinaison
Un des paramètres décrivant une orbite. Il décrit l'angle que possède le plan orbital d'un astre avec un plan de référence. Pour les planètes du Système solaire, le plan de référence est celui de l'orbite terrestre (appelé écliptique). L'inclinaison d'un satellite est mesurée par référence au plan équatorial de sa planète.
Indice de couleur
La distribution d'énergie d'une étoile est fonction de sa température (ou couleur) et dépend de la longueur d'onde. Une étoile chaude émet plus de rayonnement dans les courtes longueurs d'ondes (les plus énergétiques), une étoile froide émet un maximum vers des longueurs d'ondes plus grandes. La mesure de l'intensité lumineuse d'une étoile à deux longueurs d'ondes distinctes à l'aide de filtres monochromatiques est ainsi différente. L'indice de couleur, soit l'écart entre ces deux mesures, est indépendant de la distance et détermine un type spectral.
Diagramme de l'amas globulaire M 3 (éclat apparent et indice de couleur)
Petite constellation australe. Son sigle est Ind (Indus).
Inertie
Invariance de mouvement du centre de gravité d'un corps massif dans un référenciel galiléen (au repos ou soumis à des forces de somme nulle) ou animé d'un mouvement rectiligne uniforme.
Infrarouge
Partie du spectre électromagnétique couvrant les longueurs d'onde comprises entre 700 nm et 100 000 nm. Le rayonnement infrarouge est un rayonnement d'origine thermique, son observation dans le domaine rapproché du spectre visible (infrarouge proche, entre 700 nm et 10 000 nm) est possible depuis des sites élevés avec une atmosphère sèche. Au sol, le télescope UKIRT (Ø 3,8 m), situé sur le Mauna Kea (Hawaï), est actuellement le plus gros télescope spécialement dédié à l'observation du domaine infrarouge compris entre 2 500 nm et 5 000 nm. L'atmosphère terrestre devenant particulièrement opaque aux longueurs d'onde au-delà de 10 000 nm, il est nécessaire d'observer depuis l'espace. Les satellites IRAS, COBE et ISO ont pu observer dans l'infrarouge lointain mais, les détecteurs devant être refroidis, leur durée d'exploitation reste limitée à leur réserve de liquide de refroidissement.
Lancé le 25 décembre 2021, le télescope spatial James Webb est spécialement conçu pour fonctionner dans l'infrarouge proche et moyen (longueurs d'onde comprises entre 600 et 28 000 nm). Pour maintenir les détecteurs à une température suffisamment basse, il utilise un système de refroidissement mécanique dont le fonctionnement n'est pas limité dans le temps.
Visuel
Infrarouge
Superposition d'images des « Piliers de la Création » en visuel et infrarouge - NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)
J2000
J2000 désigne le jour-julien 2 451 545,0, qui est l'équivalent du 1er janvier 2000 à exactement 12 h 00 min 00 s dans le calendrier grégorien. Cette date a été définie en 1984 comme époque standard des coordonnées équatoriales. En raison du mouvement de précession et la nutation, il est nécessaire de spécifier l'époque pour définir la position précise d'un astre.
Jansky Karl Guthe (Norman, 1905-Red Bank, 1950)
La lumière visible et les ondes radio sont des manifestations d'une même nature : les ondes électromagnétiques. À partir de 1920, les Bell Laboratories de New York ont tenté de tirer parti de ces dernières pour établir une communication transatlantique (New York-Londres). En 1932, un jeune ingénieur de cette compagnie, Karl Jansky, cherchant à élucider l'origine de signaux parasites, remarqua que leur source restait fixe par rapport aux étoiles et émanait de la constellation du Sagittaire, direction où les astronomes situaient le centre de la Galaxie. En découvrant l'émission radio de la Voie lactée, il devenait le précurseur de la radioastronomie. Cette contribution lui doit de figurer dans la nomenclature sélénographique, Jansky est un cratère de 73 km de diamètre sur le limbe occidental de notre satellite (08,5 °N-89,5 °E). L'astéroïde n° 1932 lui est également attribué.
Jour julien
Le jour julien (ou date julienne) est utilisé en astronomie pour une raison pratique, il ne connaît qu'une seule subdivision : le jour. Il est compté depuis une date conventionnelle fixée au 1er janvier −4712 à 12 h 00 min 00 s.
Jour sidéral
C'est la période que met la Terre pour faire un tour complet sur son axe, soit le temps séparant deux passages consécutifs d'une même étoile au méridien d'un lieu. Sa durée est de 23 h 56 min et 4,09 s.
Jour solaire
C'est la période séparant deux passages successifs du Soleil au méridien d'un lieu. Lors de l'une de ses rotations (un jour sidéral), la Terre a parcouru environ 1° sur son orbite autour du Soleil. Il lui faut tourner encore de cette valeur sur son axe pour que le Soleil se retrouve aligner au méridien d'un lieu. Le jour solaire est pour cette raison plus long que le jour sidéral d'environ 4 minutes, soit 24 heures.
Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard. Les étoiles de type K sont de couleur rouge orangée avec une température de surface comprise entre 3 500 et 4 500 kelvins. Dans leur spectre sont visibles les raies H et K du calcium ionisé (Ca II) et surtout des bandes moléculaires d'oxyde de titane (exemple : Aldébaran dans le Taureau).
Kelvin
Le kelvin est l'unité de mesure de la température absolue, soit la mesure de l'agitation cinétique des particules (atomes ou molécules) qui constituent un corps. En astrophysique, les températures sont mesurées sur l'échelle kelvin, du nom du physicien anglais William Thomson (1824-1907) qui devint lord Kelvin, le point zéro indiquant une agitation cinétique nulle. Ce zéro absolu équivaut à −273,15 °Celsius, ou 0 °C = 273,15 kelvins. Le symbole est K, il faut noter 293 K et non 293 °K.
Kepler Johannes (Weil der Stadt, 1571-Regensburg, ou Ratisbonne, 1630)
Né prématurément un 27 décembre (le jour de la saint Johannes) et d'une nature fragile, il a de plus failli être emporté par la variole à l'âge de quatre ans. Cette grave maladie lui laissera de terribles séquelles, notamment une très forte myopie. D'un tempérament querelleur qui semble être un héritage familial — entre son père Heinrich, un mercenaire débauché à la solde du premier fauteur de trouble, et sa mère, Katharina Guldenmann, continuellement enivrée de « plantes médicinales » par une tante qui finira sur le bûcher, la jeunesse de Johannes Kepler est loin d'être des plus heureuses — le jeune Johannes Kepler, de confession protestante, se tourne tout d'abord vers le séminaire.
Ayant rejoint l'université de Tübingen, où il se fait très vite remarquer par un […] esprit supérieur et magnifique, sur lequel on peut fonder les plus grands espoirs […], il devient l'élève du mathématicien et astronome Michael Mästlin (ou Mæstlin, 1550-1631). Ce dernier, l'un des rares à avoir lu et réellement compris le De Revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas Copernic (1473- 1543), le « convertira » (en privé !) au système héliocentrique.
Le 23 mars 1594, Johannes Kepler se voit contraint de rejoindre le séminaire de Graz (Autriche) pour y enseigner les mathématiques. C'est là que lui vient l'idée de relier le système de Copernic aux cinq polyèdres réguliers décrits par Euclide et qu'il écrit son Mysterium cosmographicum (Mystère cosmographique) qui paraît en 1596. L'ouvrage reçoit un accueil très réservé, seul un astronome danois en disgrâce et en partance pour la Pologne, Tycho Brahe (1546-1601), se propose de le rencontrer. Manquant cruellement de données pour améliorer l'approximation de son modèle, les tensions religieuses prenant des proportions alarmantes à Graz, Kepler décide de rejoindre Prague où il sait que l'empereur Rodolphe II vient de recueillir Tycho Brahe. La rencontre avec le célèbre astronome, réputé pour ses observations d'une précision inégalée, a lieu le 4 février 1600.
Entre le fougueux Kepler et le tyrannique Brahe, les conflits sont incessants. L'hostilité entre les deux hommes s'amenuise cependant peu à peu pour faire place à une réelle collaboration quotidienne. Tycho le charge d'établir la forme exacte de l'orbite de Mars, cette planète présentant un mouvement rétrograde important dont les irrégularités échappent à toute explication. Kepler pense résoudre l'énigme en quelques jours, il lui faudra six années pour en élucider le mystère. Suite à une énième beuverie, Tycho meurt le 24 octobre 1601 des suites d'une rétention urinaire ; avant son décès, il désigne Kepler comme son digne successeur. La requête est acceptée par l'empereur Rodolphe II, le famélique Johannes Kepler devient Mathématicien impérial, poste qu'il occupera jusqu'à la mort de son souverain en 1612.
Le modèle planétaire de Kepler En 1609, Kepler édite le résultat de ses derniers travaux dans Astronomia nova (Astronomie nouvelle), il y énonce ses deux premières lois : l'orbite de chaque planète est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers ; le rayon vecteur reliant le Soleil à une planète balaie des aires égales en des périodes égales.
Guidé par une recherche de l'harmonie, il publie, en 1619, Harmonice mundi (Harmonie du monde) dans lequel il énonce sa troisième loi : le rapport entre le cube du demi-grand axe de l'orbite et le carré de la période de révolution est constant pour toutes les planètes. Afin de réduire l'incertitude des mesures, Kepler étudie également les phénomènes liés à la réfraction atmosphérique et aborde également la physiologie de l'œil. Il rassemble les connaissances de l'époque dans Ad Vitellionem paralipomena (Le titre complet est : Ad Vitellionem paralipomena, quibus astronomiæ pars optica traditur, l'ouvrage est plus connu sous le nom simplifié de Optica.) qui paraît en 1604, un deuxième ouvrage d'optique suivra en 1611 : Dioptrica.
Une œuvre posthume sera également publiée : Somnium, seu opus posthumum de astronomia lunari. Ce récit fantastique d'un voyage sur la Lune se veut bien plus qu'un simple récit de (science)-fiction : diffuser les idées coperniciennes en argumentant le mouvement de la Terre. Déjà en 1593, encore étudiant à l'université de Tübingen, il choisit pour sujet de thèse la manière dont les mouvements célestes peuvent être perçus depuis la Lune. Le sujet est refusé mais l'idée demeure, une première version circule vers 1611 et vaudra quelques désagréments à son auteur. Son gendre et assistant, Jacob Bartsch (dit Bartsius ou Bartschius, 1600-1633), meurt de la peste alors qu'il tente de republier le texte largement enrichi de notes. C'est son fils Ludwig Kepler qui achèvera la publication en 1634.
Le 15 novembre 1630, accablé par de nombreuses turpitudes familiales et la maladie, Johannes Kepler meurt, dans le plus grand dénuement, à Regensburg lors d'un voyage. Deux ans plus tard, sa tombe sera détruite lors de la guerre de Trente Ans. Un cratère lunaire de 32 km (08.1 °N-38.0 °O) porte son nom, un autre sur Mars ainsi que l'astéroïde n° 1134.
Kuiper Gerard Pieter, ou Kuiper Gerrit Pieter (Harenkarspel, 1905-Mexico, 1973)
Né en Hollande, il y étudie l'astronomie à l'université de Leyde, Gerard Kuiper s'installe aux États-Unis en 1933 et prend la nationalité américaine en 1937. Il fut le directeur des observatoires Yerkes et McDonald. Ses contributions dans le domaine de l'astronomie sont multiples :
mise en évidence de la présence de méthane dans l'atmosphère de Titan (1945) et de gaz carbonique dans celle de Mars (1947) ;
identification du spectre en absorption de la glace d'eau dans les calottes polaires de Mars et des anneaux de Saturne ;
découverte de Miranda, satellite d'Uranus (1948), et de Nereid, satellite de Neptune (1949) ;
Mais le nom de Kuiper reste surtout rattaché à la « Ceinture de Kuiper », vaste disque d'objets orbitants sur le plan de l'écliptique entre 25 et 60 unités astronomiques, soit au-delà de l'orbite de Neptune. En 1951, travaillant sur une théorie de formation d'un système planétaire, il émet l'idée de la présence de ce disque pour expliquer la source des comètes à courtes périodes. Entre 1943 et 1949, Kenneth Edgeworth (1880-1972), un écrivain et astronome amateur irlandais, avait déjà formulé la même proposition. Pour cette raison, la « Ceinture de Kuiper » se retrouve parfois également dénommée « Ceinture de Edgeworth-Kuiper ». Depuis 1992, différentes découvertes ont largement confirmé cette hypothèse : Sedna, Quaoar…, sont des objets de la « Ceinture de Kuiper ». La planète naine Pluton n'en serait que le plus gros et plus proche représentant.
Un cratère lunaire (anciennement Bonpland E) de 6,8 km de diamètre lui est dédié (09,8 °S-22,7 °O). Un autre cratère sur Mercure ainsi que l'astéroïde n° 1776 portent également son nom.