Une des classes spectrales de la classification définie par l'observatoire de Harvard. Elle regroupe les étoiles carbonnées (les anciennes classes R et N).
Cadran solaire
Le Cadran solaire (Solarium en latin) est une ancienne constellation de l'hémisphère sud, placée entre la Dorade et l'Hydre mâle. Son origine reste inconnue.
Petite constellation australe rendant hommage à un animal nouvellement connu des européens. Elle sera « officialisée » par Johann Bayer (1572-1625) qui l'intègre à son Uranometria en 1603. Elle n'offre cependant aucun objet particulièrement intéressant. Son sigle est Cha (Chamæleon).
Petite constellation située sur la bande du zodiaque, entre les Gémeaux et le Lion. Il y a vingt siècles, le Soleil y atteignait son solstice d'été. Puis, après son passage dans cette constellation, il se remettait à décliner. C'est peut-être pour cette raison que les Chaldéens, par analogie avec la démarche à reculons du crabe, lui donnèrent son nom latin : Cancer. Son sigle est Cnc (Cancer).
Malgré un handicap important, elle était presque sourde et ne parvenait à entendre qu'à l'aide d'un appareillage auditif, elle fut l'une des premières femmes à mener des études spécialisées en mathématiques, physique et astronomie.
En 1896, elle obtient un poste à Harvard où elle se servira de l'apport de la photographie pour une étude des étoiles variables et en établira un nouveau système de classification spectrale encore utilisé de nos jours (la fameuse série : O B A F G K M). En 1901, elle publie le classement de 1 122 étoiles qui servira de base au catalogue de Henry Draper (1837-1882). Elle en classifiera plus de 375 000 durant sa carrière !
Un cratère lunaire de 57 km de diamètre, en bordure nord-est de notre satellite (19,9 °N-81,4 °E), lui est attribué, ainsi que l'astéroïde n° 1120.
C'est l'une des 13 constellations du zodiaque. Il y a deux mille ans, c'est dans cette constellation que le Soleil atteignait le solstice d'hiver, ce point se trouve aujourd'hui dans le Sagittaire. Elle conserve cependant une valeur historique : elle donne toujours son nom au tropique austral. Son sigle est Cap (Capricornus).
La Carène est devenue une constellation à part entière suite au découpage fait par Benjamin Apthorp Gould (1824-1896) en 1877, et officialisée par l'UAI (Union Astronomique Internationale) en 1930, de l'ancienne constellation du Navire Argo. Elle abrite notamment l'étoile éruptive η (êta) Carina. Son sigle est Car (Carina).
Cassini Giovanni Domenico, dit Cassini 1er (Perinaldo, 1625-Paris, 1712)
Né à Perinaldo (Italie), alors situé dans le Comté de Nice, Giovanni Domenico Cassini est naturalisé français en 1673 et devient connu sous le nom de Jean-Dominique Cassini… ou Cassini Ier. De 1648 à son arrivée en France, en 1669, il enseigne les mathématiques et l'astronomie à l'université de Bologne.
En 1665, il détermine la période de rotation de Jupiter — il en remarque également l'aplatissement — ainsi que celle de Mars l'année d'après ; il ne démontrera la rotation différentielle de l'atmosphère jovienne que vers 1690. Devenu membre de l'Académie des sciences, il est nommé premier directeur de l'observatoire de Paris, en 1671, à la demande de Louis XIV. La même année, il découvre Japet, un satellite de Saturne. Il en dénichera trois autres : Rhea l'année suivante, Thetys et Dione en 1684. En 1675, il repère la division des anneaux de Saturne qui portera son nom en son honneur.
En 1672, lors d'une opposition de Mars, en collaboration avec l'astronome-navigateur Jean Richer (1630-1696), en mission à Cayenne, il détermine la parallaxe de la planète et en déduit la première mesure fiable de la distance Terre-Soleil : 22 326 rayons terrestres, soit 20 fois plus que la valeur communément admise jusqu'alors.
Son fils Jacques Cassini (1677-1756, dit Cassini II), rapporte dans Elements of Astronomy, un ouvrage paru en 1740, qu'il aurait très probablement observé l'amas ouvert M 50 avant 1710, date à laquelle son père aurait perdu la vue.
Un cratère lunaire de 57 km de diamètre porte son nom (40,2 °N-4,6 °E), ainsi qu'un cratère martien. En sa mémoire, la sonde Cassini-Huygens partage son appellation avec celui qui en découvrit les anneaux. L'astéroïde n° 24101 lui est également dédié. Son fils Jacques, qui prendra la direction de l'observatoire de Paris à sa suite, se voit honoré par l'astéroïde n° 24102.
Constellationcircumpolaire déjà répertoriée par Ptolémée (entre 87 et 100-vers 170) dans son Almageste. Elle est la représentation de la reine Cassiopée qui, dans la mythologie grecque, était l'épouse de Céphée et la mère d'Andromède. Ces trois constellations se retrouvent également proches sur la voûte céleste. Située en pleine Voie lactée, elle est très riche en étoiles et contient notamment les amas ouverts M 52 et M 103. Son sigle est Cas (Cassiopeia).
Ceinture de Kuiper
La majorité des astéroïdes de la ceinture de Kuiper (ou transneptuniens) orbitent entre 25 et 60 unités astronomiques du Soleil et sont le plus souvent en résonance orbitale avec la planèteNeptune. Ces objets sont réputés être les derniers résidus de la formation du Système solaire et sont la source de certaines comètes. On soupçonne l'existence de 100 000 objets d'une taille supérieure à 100 km. Les plus gros dépassent les 1 000 km de diamètre et la plupart possèdent au moins un satellite.
Voir aussi : Gerard Pieter Kuiper.
Quelques objets de la ceinture de Kuiper
nom
diamètre (km)
périhélie(ua)
aphélie (ua)
rév. sidérale
inclinaison
découverte
satellite(s)
Altjira
340
41,91
47,07
297 ans
5,2°
2001
(S/2007)
Borasisi
160
40,01
47,51
289 ans
0,5°
1999
Pabu
Ceto
170
17,76
184,20
1 015 ans
22,3°
2003
Phorcys
Chaos
420
41,02
51,10
313 ans
12,0°
1998
- -
Deucalion
- -
41,34
46,59
292 ans
0,4°
1999
- -
Éris
2 326
38,25
97,66
557 ans
43,9°
2003
Dysnomie
Hauméa
1960 × 1520 × 995
35,02
51,54
285 ans
28,2°
2003
Hi´iaka, Namaka
Huya
389
28,53
50,06
246 ans
15,5°
2000
(1 ?)
Ixion
760
29,74
49,00
247 ans
19,7°
2001
- -
Logos
80
39,73
50,83
305 ans
2,9°
1997
Zoé
Makemake
1 300 à 1 900
38,27
52,84
307 ans
29,0°
2005
- -
Orcus
950
30,65
48,09
247 ans
20,5°
2004
Vanth
Pluton
2 306
29,65
49,31
248 ans
17,1°
1930
Charon, Nyx, Kerberos, Hydra, Styx
Quaoar
1 260
41,61
44,75
284 ans
8,0°
2002
Weywot
Rhadamande
- -
32,89
45,06
243 ans
12,7°
1999
- -
Salacia
595
37,69
46,46
273 ans
23,9°
2004
Actaea
Sedna
1 600
76,23
1 010,17
12 660 ans
11,9°
2003
- -
Sila-Nunam
240
43,44
44,29
290 ans
2,2°
1997
(S/2005)
Teharonhiawako
175
42,80
45,19
292 ans
2,6°
2001
Sawiskera
Typhon
135
17,52
57,77
- -
2,4°
2002
Echidna
Varuna
1 040
40,88
45,49
284 ans
17,1°
2000
- -
Ceintures de van Allen
La Terre se comporte comme un puissant aimant. Le champ magnétique terrestre est généré par le noyau externe, fluide et riche en fer, fonctionnant comme une dynamo en raison de sa rotation. En « canalisant » les particules chargées du vent solaire, cette magnétosphère a un rôle primordial dans la préservation de la vie sur notre planète. Elle s'étend sur une dizaine de rayons terrestres en direction du Soleil et s'allonge longuement dans la direction opposée.
La magnétopause constitue la limite de la magnétosphère. La plupart des particules qui parviennent à en franchir la frontière sont capturées par les ceintures de van Allen, les autres sont déviées vers les cornets polaires où elles produisent des aurores. Les ceintures de van Allen se présentent sous la forme d'un double anneau, la partie interne piège les protons et la partie externe les électrons. Elles doivent leur nom au physicien et astronome américain James van Allen (1914-2006) qui découvrit leurs existences à partir de relevés faits par un compteur Geiger embarqué sur la sonde Explorer-1 en 1958.
Le champ magnétique terrestre : les ceintures de van Allen (vue en coupe, non à l'échelle)
Être mythologique mi-homme, mi-cheval, le Centaure est une constellation également répertoriée par Ptolémée (entre 87 et 100-vers 170) dans son Almageste. La région du Centaure est très riche en objets non-stellaires, elle contient également l'étoile la plus proche de notre Soleil : Proxima. Son sigle est Cen (Centaurus).
Constellationcircumpolaire entre Cassiopée et le Cygne. En raison de la précession des équinoxes, le rôle d'« étoile polaire » revenait aux étoiles γ (gamma) et α (alpha) de cette constellation, il y a 21 000 et 19 000 ans avant notre ère. Son sigle est Cep (Cepheus).
Céphéides
Étoiles variables pulsantes dont le prototype est l'étoile Delta Cephei. Les périodes de pulsation vont de 1 à 70 jours, avec une amplitude de variation de luminosité comprise entre 0,4 et 1,7 magnitudes. En étudiant ce type d'étoiles dans le Petit Nuage de Magellan (NGC 292), Henrietta Leavitt (1868-1921) mit en évidence une relation entre la période de pulsation et la luminosité intrinsèque de ces étoiles. Cette relation entre période et luminosité dépend de la densité moyenne de l’étoile, ce qui permet d'évaluer la distance de certains groupes stellaires. La période de pulsation de δ Céphée est exactement de 5 jours 8 heures 47 minutes et 31 secondes.
Cycle de pulsation de δ (delta) Céphée
Corps céleste découvert le 1er janvier 1801 par Giuseppe Piazzi (1746-1826). Initialement répertorié comme astéroïde, Cérès est aujourd'hui classé comme planète naine.
Chameau
Une tentative de transformation, par l'astronome américain Richard Anthony Proctor (1837-1888) au XIXe siècle, du nom de la constellation Camelopardalis (Girafe) en Camelus (Chameau).
Chat (constellation du)
Parce qu'il aimait les chats, l'astronome français Joseph Lefrançois de Lalande (1732-1807) voulut placer la silhouette de son animal préféré au firmament sous son appellation latine Felis. Décrite dans sa Bibliographie astronomique publiée en 1805, elle ne sera reprise que par l'abbé italien Angelo Secchi (1818-1878) sous le nom de Gatto (le Chat, en italien) sur son planisphère de 1878.
Ancienne carte montrant la constellation disparue du Chat (Felis).
Chêne de Charles
Edmund Halley (1656-1742) baptisa l'étoile la plus brillante de la constellation des Chiens de chasse « Cor Caroli » (Cœur de Charles), reconnaissant ainsi la hardiesse de son roi : Charles II d'Angleterre. Son esprit perfide lui fit également nommer « Robur Caroli » (Chêne de Charles, en latin) une région centrée sur l'actuelle Êta Carinae. Ce chêne était devenu célèbre outre-Manche après que le vaillant roi y trouva refuge lors d'un « repli tactique » qui suivit la défaite de Worcester le 3 septembre 1651.
Robur Caroli est visible à la poupe du Navire Argo, constellation également disparue.
La constellation de la Chevelure de Bérénice doit son intérêt aux innombrables galaxies qui s'y trouvent. Les gros télescopes ont dénombré plus de 30 000 membres dans « l'amas Coma ». Elle contient également l'amas Melotte 111, l'un des amas ouverts les plus proches. Son sigle est Com (Coma Berenices).
Petite constellation à repérer au sud du « manche de la casserole » de la Grande Ourse. Elle abrite la superbe « galaxie du Tourbillon » (Messsier 51). Son sigle est CVn (Canes Venatici).
Circumpolaire (constellation)
Une constellation est dite circumpolaire lorsque, pour une latitude donnée, elle reste toute l'année au-dessus de l'horizon. D'une façon plus générale, le terme s'emploie pour désigner une étoile dont la distance à un pôle est inférieure à 10°.
Classe spectrale
Classification des étoiles en fonction de la distribution de leur rayonnement électromagnétique — qui dépend essentiellement de la température de surface — instaurée par l'observatoire de Harvard au début du XXe siècle. Basée sur un échantillon de 300 000 étoiles, elle se réfère à la présence (ou l'absence) de raies caractéristiques et de leur intensité. Le type spectral d'une étoile est l'un des paramètres pris en compte sur le diagramme de Hertzsprung-Russel. Initialement classées de A à Q par ordre alphabétique, une meilleure compréhension des propriétés communes à permis de les regrouper en 10 classes, allant des plus chaudes aux plus froides : W, O, B, A, F, G, K, M, C et S. La transition entre ces différents groupes étant continue, leurs principales caractéristiques sont :
W : très nombreuses raies en émission (étoiles Wolf-Rayet) ;
O : température supérieure à 30 000 K, présence des raies de l'hélium ionisé, d'azote doublement ionisé et de silicium triplement ionisé. Les traces de l'hydrogène sont faibles ;
B : température comprise entre 10 000 et 30 000 K, présence des raies de l'hélium neutre, d'oxygène ionisé une fois et de magnésium. Les traces de l'hydrogène sont plus importantes que pour la classe O ;
A : température entre 7 500 et 10 000 K, prépondérance des raies de l'hydrogène, présence de magnésium ionisé une fois, de silicium, calcium, fer et de quelques métaux* neutres ;
F : températures comprises entre 6 000 et 7 500 K, présence des raies de métaux* ionisés, de calcium ionisé une fois, de fer et de chrome ;
G : température entre 5 200 et 6 000 K, présence de nombreuses raies de métaux* neutres et ionisés et de la molécule CH (carbone-hydrogène) ;
K : température entre 3 700 et 5 200 K, prépondérance des raies de métaux* neutres et présence de la molécule CH ;
M : température inférieure à 3 700 K, présence des raies de l'oxyde de titane (TiO) ;
C : raies en absorption de molécules carbonées (étoiles carbonées, anciennement classées R et N) ;
S : présence des raies de l'oxyde de zirconium.
* En astrophysique, sont considérés comme métaux tous les éléments plus lourds que l'hydrogène et l'hélium.
Classification spectrale des étoiles
La première classification (ordre alphabétique de A à Q) utilisait la seule variation de l'intensité de la raie de l'hydrogène (la classe A étant celle des étoiles montrant la plus forte intensité). Puis, lorsque furent pris en compte d'autres éléments chimiques, il s'avéra que beaucoup de classes se chevauchaient et elles furent retirées (classification de Harvard). Pour une classification plus précise, chacune de ces 10 classes fut également subdivisée en 10 sous-classes, notées de 0 à 9. À nouveau, on découvrit que l'intensité des raies dépendait essentiellement de la température de couleur de l'étoile. Pour que cette classification soit complète, il faut également tenir compte de la classe de luminosité de l'étoile. Elle est notée de I (supergéante) à VII (naine blanche). Suivant cette convention, notre étoile Soleil se trouve classée en G2V.
La classification a été étendue aux lettres L, T et Y qui représentent les « naines brunes » (étoiles extrêmement froides).
Une autre petite constellation australe. Son sigle est Cir (Circinus).
Conjonction
Un corps céleste est en conjonction lorsqu'il est vu en direction du Soleil, observé depuis la Terre. Le terme s'emploie également pour désigner le rapprochement de deux (ou plusieurs) astres sur un même axe de visée (conjonction géocentrique).
Pour une planète interne (Mercure ou Vénus), une conjonction est dite inférieure lorsqu'elle se trouve intercalée entre le Soleil et la Terre (supérieure à l'opposé). Les périodes proches d'une conjonction solaire sont toujours défavorables à l'observation d'une planète.
Voir aussi :opposition.
Les conjonctions des planètes internes et supérieures
Constante de gravitation
La constante de gravitation universelle, notée \( G \), est une constante physique fondamentale qui exprime l'intensité de la force d'attraction gravitationnelle qui s'exerce entre deux corps de masse donnée, séparés par une certaine distance. Sa valeur est : \( G \) = 6,672 59 × 10−11 · Nm2 · kg−2, elle indique que les masses inertielle et de gravitation sont identiques, et que la dynamique de la gravitation et de l'accélération est équivalente.
Constante de Hubble
Notée \( H_{0} \), elle décrit la récession des galaxies les unes par rapport aux autres selon une vitesse proportionnelle à la distance qui les sépare. Elle permet ainsi l'estimation de l'éloignement des galaxies et conditionne l'âge de l'Univers. Principe énoncé, en 1929, par l'astronome américain Edwin Hubble (1889-1953) d'après l'analyse du décalage spectral (effet Doppler ou redshift) des galaxies. C'est le télescope spatial (baptisé Hubble) qui a permis de déterminer avec une plus grande précision ce taux d'expansion de l'Univers. La valeur la plus communément admise aujourd'hui se situe autour de 70 km·s−1 et par mégaparsec. Cette « constante » cosmologique varie en fonction du temps, elle donne le taux d'expansion de l'Univers à un instant donné.
Constellation
Ensemble d'étoiles regroupées en astérismes.
Les constellations prennent leurs origines essentiellement dans la mythologie. N'ayant aucune entité physique propre, elles résultent d'une simple association d'étoiles qui, vues depuis la Terre, semblent angulairement proches. Elles n'ont pas existé de tout temps telles que nous les connaissons aujourd'hui. Quelques unes seulement nous sont parvenues sous leurs formes originelles. Il faudra également attendre l'année 1265 pour que naisse le mot constellatio (terme signifiant « regroupement d'étoiles »), avant elles étaient désignées sous l'appellation de astra ou de sidera. Ce sont probablement les Chaldéens qui, environ 500 ans avant notre ère, ont commencé à découper le ciel en astérismes. Ces regroupements d'étoiles se faisaient en « voies », zones arbitrairement délimitées en fonction de leur « hauteur » sur la voûte céleste. Elles portaient les noms de leurs différents dieux du ciel, de la terre et des eaux. Le Planisphère de Geruvigus, la première carte du ciel connue (dessinée vers −200), fait mention de 45 figures visiblement inspirées du découpage des Chaldéens.
Planisphère de Geruvigus
Hipparque (190-125 av. J.-C.), entre −162 et −127, inaugure la liste des grands « catalogueurs » en répertoriant 1 080 étoiles toujours réparties sur 45 constellations. Le plus pointilleux d'entre eux, l'astronome danois Tycho Brahe (1546-1601), n'en rajoutera qu'une seule dans son catalogue qui ne sera édité qu'en 1602, un an après sa mort. L'année suivante paraît le célèbre Uranometria, l'œuvre de Johann Bayer (1572-1625), qui contient la liste de 1 706 étoiles réparties sur 60 constellations. Johannes Hewel (ou Johan Hœvelke, dit Hévélius, 1611-1687) vers 1660, puis Nicolas-Louis de Lacaille (1713-1762), entre 1750 et 1754, étendirent progressivement cette description à tout le ciel austral. Les nouvelles promues, désignant de nouvelles zones australes encore vierges de toute nomenclature, ont des noms directement inspirés par ces territoires inexplorés : Toucan, Oiseau de Paradis…, d'instruments scientifiques ou de navigation : Télescope, Boussole…
Ce sont l'Uranometria Nova, l'ouvrage de Friedrich Wilhelm August Argelander (1799-1875) édité en 1843 pour le ciel boréal, et l'Uranometria Argentina de Benjamin Apthorp Gould (1824-1896) paru en 1879 pour les constellations australes, qui serviront de base pour la nomenclature définitive décidée par l'Union Astronomique Internationale lors de son congrès de Rome en 1922. En 1930, sur proposition de l'astronome belge Eugène Joseph Delporte (1882-1955), l'UAI normalisa les limites des 88 constellations délimitées en suivant les lignes d'ascension droite et de déclinaison de l'époque 1875.0. Le mouvement de précession a aujourd'hui déplacé ces frontières qui ne se superposent plus au système de coordonnées équatoriales. Ces figures sont donc devenues obsolètes et pratiquement ignorées des astronomes mais conservent un côté pratique en dehors de toute considération « ésotérique ».
Le nom officiel d'une constellation est en latin, langue jugée « universelle ». Ainsi la Grande Ourse est nommée Ursa Major. Chacune reçoit également un sigle (abréviation) toujours constitué de trois lettres (majuscules et minuscules), celui de la Grande Ourse est : UMa.
La figure d'une constellation relève d'un simple effet de perspective, les étoiles se situent à des distances très différentes.
Coordonnées écliptiques
Les coordonnnées écliptiques d'un astre permettent de définir sa position dans un système de référence constitué du plan de l'écliptique et d'une direction origine, celle du point vernal, il est noté γ (gamma). La latitude céleste, notée β (bêta), est la coordonnée verticale comptée de 0° à +90° au dessus du plan de l'écliptique et de 0° à −90° au dessous. La longitude céleste, notée λ (lambda), est la coordonnée horizontale comptée positivement dans le sens direct, de l'Ouest vers l'Est, de 0° à 360° à partir du point vernal.
Les coordonnées écliptiques (à gauche) et équatoriales (à droite)
Coordonnées équatoriales
Les coordonnées équatoriales permettent de définir la position d'un astre dans un système de référence constitué du plan de l'équateur céleste et d'une direction origine, celle du point vernal γ (gamma). Elles permettent d'établir des relevés de positions sur des cartes et des catalogues. La coordonnée horizontale est appelée ascension droite, notée α (alpha) ou AD (RA en anglais). La coordonnée verticale, la déclinaison, est notée δ (delta).
Coordonnées géographiques
Les coordonnées géographiques d'un lieu sur Terre permettent de définir la position de ce lieu dans un système de référence constitué par le plan de l'équateur, situé à égale distance des pôles Nord et Sud, et le méridien origine qui va du pôle Nord au pôle Sud en passant par Greenwich. La coordonnée verticale — comptée de 0° à 90°, positivement depuis l'équateur vers le pôle Nord et négativement depuis l'équateur vers le pôle Sud — est la latitude du lieu. La coordonnnée horizontale — comptée de 0° à 180° depuis le méridien origine vers le méridien du lieu en précisant la direction Ouest ou Est — est la longitude du lieu.
Coordonnées géographiques
Coordonnées horaires
Les coordonnées horaires d'un astre permettent de définir la position de cet astre dans un système de référence local, constitué par le plan de l'équateur céleste et l'intersection du méridien du lieu avec ce plan. La coordonnée horizontale est appelée angle horaire, elle est notée H. La coordonnée verticale, la déclinaison, est notée δ (delta).
Coordonnées horizontales
Les coordonnées horizontales d'un astre permettent de définir la position de cet astre dans un système de référence local constitué par le plan de l'horizon, perpendiculaire à l'axe vertical (zénith-nadir du lieu) et le méridien du lieu. La coordonnée verticale est la hauteur, elle est notée h et exprimée entre 0° (plan de l'horizon) et 90° (zénith). La coordonnée horizontale est l'azimut, elle est notée A et comptée de 0° à 360°, positivement dans le sens rétrograde (mouvement apparent de la sphère céleste).
En astronomie, l'origine des azimuts est le sud géographique ; le nord géographique est pris pour origine en géodésie et pour la navigation.
Coordonnées horizontales
Copernic Nicolas (Torun, 1473 - Frauenburg, auj. Frombork, 1543)
Après avoir étudié les mathématiques, la philosophie aristotélicienne et l'astronomie à l'université de Cracovie, il devient chanoine de Frauenburg en 1501, après un périple de trois années en Italie et un bref passage à l'université de Padoue. Mais le nom de Copernic reste associé à un modèle de Système solaire : le système héliocentrique. Voulant établir un calendrier conforme — la date de la Pâque déterminée par l'observation de l'équinoxe de printemps ne coincidait alors plus avec celle du calendrier julien — il lui fallait rendre les mouvements planétaires d'une façon plus simple et plus fiable. Il plaça le Soleil au centre (cette position était jusqu'alors réservée à la Terre) autour duquel il fit évoluer les planètes sur des orbites toujours circulaires et uniformes dans cet ordre : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter et Saturne ; les planètes Uranus et Neptune ne seront découvertes que plus tardivement. Aucun centre de ces trajectoires ne passant par le Soleil, il dut conserver les épicycles du système de Ptolémée (entre 87 et 100-vers 170) pour expliquer certains désaccords observés.
Il démontra son système dans une publication restée célèbre : De Revolutionibus orbium cœlestium (Les Révolutions des orbes célestes) qui, bien qu'achevé en 1530, ne paraîtra qu'en 1543, l'année de sa mort. (Le catalogue de la bibliothèque d'un professeur de Cracovie (Matthias de Miechow, 1457-1523) répertorie en date du 1er mai 1514 un fascicule manuscrit de 6 feuilles, anonyme et sans titre, décrivant « une théorie d'une Terre en mouvement autour du Soleil ». Aujourd'hui connu sous le nom de Commentariolus, ce document semble être un premier écrit de Copernic. Trois autres exemplaires manuscrits ont été retrouvés, mais aucun n'est de sa main.) L'ouvrage, prudemment présenté par une préface anonyme — certainement l'œuvre du pasteur luthérien Andreas Osiander (1498-1552) — comme une simple hypothèse de travail, ne suscita guère l'intérêt de ses contemporains ni les foudres de l'Église. La « mise à l'index » ne surviendra qu'après les travaux de Johannes Kepler (1571-1630) et surtout ceux de Galilée (1564-1642). La « révolution » copernicienne était en marche…
Une superbe enceinte circulaire de 93 km de diamètre lui est dédiée sur notre lune (09,7 °N-20,0 °O), un autre cratère sur Mars ainsi que l'astéroïde n° 1322.
Le visage de Copernic Le 4 novembre 2005, une dépêche de l'Associated Press de Varsovie apportait une nouvelle assez déconcertante : la découverte de la tombe du célèbre chanoine-astronome dans la cathédrale de Frombork (300 km au nord de la capitale Varsovie). Malgré une sépulture retrouvée en mauvais état — peu de restes sont retrouvés — une boite crânienne possédant une marque au dessus de l'orbite gauche a été remise au Laboratoire central de criminologie de Varsovie. Un visage a été reconstruit informatiquement, qui se révèle être celui d'un homme d'environ 70 ans, ce qui correspond à l'âge de Copernic à son décès.
Visage reconstitué de Copernic à l'âge de 70 ans et huile sur bois exposée à l'hôtel de Ville de Torun. (portrait réalisé d'après une gravure de Tobias Stimmer, début du XVIe siècle, anonyme)
L'image obtenue présente une asymétrie ainsi qu'une déviation de la cloison nasale, par comparaison ces caractéristiques sont retrouvées sur certains de ses portraits. Sur l'un d'entre-eux, on retrouve également une cicatrice sur la partie gauche du front. Depuis, des cheveux retrouvés dans un manuel ayant appartenu à Copernic (Calendarium Romanum Magnum de Johannes Stœffler) ont été comparés au code ADN des restes de Frombork otant ainsi toute incertitude sur cette identification. Près d'un demi-millénaire après sa mort, Nicolas Copernic repose à nouveau dans la cathédrale de Frombork depuis le 22 mai 2010.
Constellation australe dont la disposition des étoiles les plus lumineuses (vues depuis la Terre) n'est pas sans rappeler celle de son homologue de l'hémisphère Nord : la Couronne boréale. Son sigle est CrA (Corona Australis).
Phénomène de « nuit incomplète » qui précède le lever du Soleil ou suit son coucher (en astronomie le terme aube n'est pas utilisé). Suivant la différence de hauteur entre le Soleil et l'horizon, on distingue :
le crépuscule civil (différence inférieure à 6°) ;
le crépuscule nautique (différence allant de 6° à 12°) ;
le crépuscule astronomique (différence supérieure à 12° et allant jusqu'à 18°).
La durée du crépuscule varie suivant la latitude et la période de l'année.
Croix de Ste Hélène
Une des nombreuses allégories célestes créées par le moine allemand Julius Schiller (1580-1627) en 1627, qui voulait éloigner du ciel toutes nomenclatures païennes. Elle se retransformera en Cygne à l'époque de la Renaissance.
Constellation australe, elle est la plus petite de tout le ciel. Elles contient notamment les objets connus sous les noms de « Boîte à bijoux » et « Sac à charbon ». Son sigle est Cru (Crux).
Constellation contenant la célèbre Deneb, l'un des sommets du « Triangle de l'été ». Elle se retrouve également parfois sous la dénomination de Croix du Nord. Son sigle est Cyg (Cygnus).